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Les enfants surdoués :
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Un enfant identifié (par un psychologue) comme ayant un quotient intellectuel de plus de 130 est qualifié d'enfant précoce intellectuellement, car ayant un fort potentiel intellectuel ("surdoué", pour simplifier).
Ce n'est ni rare ni exceptionnel : en moyenne un enfant (ou deux) par classe (3 à 4 pour cent des enfants) sont surdoués.
La plupart des surdoués ne sont jamais détectés. Le problème est que très peu d'enseignants sont capables de les détecter, et que les psychologues scolaires estiment avoir déjà bien assez de travail avec les enfants les plus agressifs, issus des familles les plus en précarité sociale (les "cas sociaux", comme on dit).
Les enfants précoces (ou surdoués) existent dans tous les milieux sociaux, dans toutes les écoles et dans tous les pays du monde.
Les enfants intellectuellement précoces ne réussissent pas tous leurs études, loin de là.
Beaucoup d'enfants surdoués sont en échec scolaire : les spécialistes du surdouement parlent d'1/3 d'enfants surdoués en échec scolaire, 1/3 avec une réussite moyenne, et 1/3 avec une réussite brillante.
Beaucoup trop d'enfants surdoués redoublent une ou plusieurs fois, s'ennuient en classe et se résignent, ou se révoltent et deviennent délinquants.
Les sur-doués sont différents des autres : généralement beaucoup plus sensibles, parfois plus agités et/ou plus angoissés, souvent timides et solitaires, rêveurs et un peu artistes, ayant des questionnements philosophiques, artistiques ou scientifiques dès leur plus jeune âge...
En effet, l'école a pour but de niveler, de conformiser, de faire accéder le plus grand nombre à l'éducation, mais n'a pas les moyens de faire un enseignement de très haute qualité intellectuelle, ni de gérer les enfants différents.
L'école maintient les élèves dans un état végétatif, alors que les sur-doués ont besoin de réflexions intenses et élevées.
Sédentarité forcée, enfermement de 25 à 30 élèves dans une petite salle de classe mal ventilée, pertes de temps constantes, bruit et agressivité d'autres élèves, mettent beaucoup d'enfants surdoués très mal à l'aise à l'école ou au collège.
Au collège, nombreuses sont les pertes de temps pour les élèves : devoir changer de salle et attendre pendant l'appel alphabétique en début de chaque heure de cours, puis patienter pendant la distribution de paperasserie ou la correction individuelle des devoirs, et enfin subir les remarques disciplinaires d'un prof qui tente en vain de rétablir l'ordre dans une classe agitée et démotivée...
Si chaque heure de cours se caractérise par une demi-heure de pertes de temps diverses et par une autre demi-heure d'apprentissages constamment dilués dans des bruits parasites (chaises qui grincent, bavardages, etc.), la plupart des enfants "décrochent", et particulièrement les surdoués, qui ont besoin d'un enseignement intensif et de très haute qualité.
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Que faire si votre enfant n'aime pas l'école, et/ou s'il est en échec scolaire ?
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Tout d'abord contacter un psychologue (scolaire ou en libéral) et le faire tester, car détecter les enfants précoces ne fait pas partie du travail des enseignants.
A l'école primaire, beaucoup d'enseignants préfèrent se polariser sur les enfants en difficulté sociale, estimant que l'enfant surdoué est un mythe, une mode ou une obsession de parents élitistes.
Si le psychologue a détecté un Q.I. élevé chez un enfant en difficulté scolaire, on peut en parler avec le professeur des écoles et envisager un saut de classe.
Dans certains cas, le fait de "sauter une classe" peut avoir des résultats surprenants : un enfant en échec scolaire peut devenir un bon élève, qui ne s'ennuie plus, voire un élève brillant (il faut bien sûr lui expliquer pourquoi on accélère sa scolarité).
Si ce n'est pas le cas, l'enseignant peut toujours décider de faire revenir l'enfant dans sa classe "normale" (avec l'avis et l'accord du psy et des parents).
Que votre enfant ait un Q.I. élevé ou non, stimulez au maximum son intelligence et développez sa culture générale et artistique (apprentissage d'un instrument de musique tel que le piano, inscription à des activités intellectuelles et instructives...).
S'il se découvre des passions et des compétences, il s'adaptera mieux au système scolaire et en surmontera les aberrations et les dysfonctionnements.
_____________ En conclusion... _____________
En attendant que l'école et le collège prévoient des cours de philosophie, sociologie et anthropologie, des cours de géographie dignes de ce nom avec films de Connaissance du monde sur écran géant (dans le style du magnifique film "Home" de Yann Arthus-Bertrand), et surtout moins de pertes de temps pour les élèves et moins de paperasserie...
Bonne chance si votre enfant est surdoué... tout problème a ses solutions !
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Article anti-langue de bois pour approfondir le sujet :
Concrètement, comment ça se passe le plus fréquemment à l'école avec un enfant sur-doué ?
Premier cas : quand le sur-doué est en réussite scolaire :
Quand un sur-doué est en réussite scolaire, il arrive que le professeur des écoles propose aux parents un saut de classe, ou au contraire si les parents demandent à l'enseignant s'il accepte que leur enfant saute une classe, il arrive que l'enseignant refuse car l'enfant est "la locomotive de la classe". Dans ce cas, il faudrait considérer d'avantage l'intérêt de l'enfant que celui de l'enseignant...
2e cas : le sur-doué en échec scolaire :
Quand au contraire un enfant sur-doué est en échec scolaire, le cas le plus fréquent ressemble à celui-ci (dans l'ordre ou dans le désordre) :
1e étape :
L'enseignant convoque les parents à un entretien concernant leur enfant. Au cours de l'entretien, le professeur des écoles explique au(x) parent(s) que leur enfant est vraiment spécial : "il ne fait que rêver et s'amuser, il est complètement dans son monde, il n'écoute pas, il est dans la lune, il n'obéit pas aux consignes, il se fiche de tout, les résultats sont décevants, c'est vraiment épuisant..." et l'enseignant(e) ajoute qu'il faudrait davantage le "cadrer" à la maison, et consulter un psychologue (le psy scolaire, ou le psy du Centre Médico-psychologique...).
2e étape :
L'étape suivante pour beaucoup de parents est la consultation de différents spécialistes :
- le psychologue scolaire examine l'enfant, dit qu'il n'y a pas de problème relevant de sa compétence, affirme généralement ne pas avoir le temps de tester les compétences intellectuelles de l'enfant, et que de toutes façons ce n'est pas un sur-doué sinon ça se verrait en classe, et conseille de voir un ami pédopsychiatre.
- le pédopsychiatre examine l'enfant, dit qu'il n'y a pas de problème relevant de sa compétence, et conseille de voir un orthophoniste qu'il connaît.
- l'orthophoniste examine l'enfant, dit qu'il n'y a pas de problème relevant de sa compétence, et conseille de voir un orthoptiste qu'il connaît.
- l'orthoptiste examine l'enfant, dit qu'il n'y a pas de problème relevant de sa compétence, et conseille de voir un ami médecin spécialiste des dyspraxies.
Le médecin examine l'enfant, dit qu'il n'y a pas de problème relevant de sa compétence, et conseille de voir un autre confrère qu'il connaît…
3e étape :
Les parents sont excédés d'avoir perdu autant de temps pour rien.
4e étape :
- soit l'enfant sur-doué continue à être en échec scolaire et il risque le redoublement (quel gâchis...),
- soit les parents consultent un psychologue libéral, qui (le plus souvent) détecte un enfant sur-doué…
5e étape :
Quand les parents parlent de diagnostic du psy à l'enseignant, certains enseignants ne les prennent pas du tout au sérieux :
- Quoi, votre enfant, un surdoué ? Il ne manquait plus que cela ! Ha ha ! C'est la meilleure !!!
6e étape :
- Soit le sur-doué redouble son année scolaire, et c'est l'échec assuré,
- soit l'enseignant le laisse dans sa classe normale,
- soit l'enseignant accepte de placer l'enfant (à l'essai) dans la classe supérieure : ce cas est malheureusement rare, mais parfois on constate d'excellents résultats (l'enfant s'intègre parfaitement et n'est plus du tout en échec scolaire).
En résumé :
Le système scolaire français actuel cherche à niveler, uniformiser et standardiser, afin d'obtenir un "troupeau" homogène d'élèves, donc plus facile à gérer et à encadrer. C'est un grand dommage pour les enfants sur-doués, qui devraient plus facilement pouvoir "sauter une classe" mais qui, dans la réalité, souffrent des insuffisances et dysfonctionnements du système, et sont nombreux à subir un redoublement inutile ou même un échec scolaire...
Heureusement, il existe des écoles dans certaines villes de France, pour aider les enfants intellectuellement précoces ayant des difficultés scolaires. http://www.ecolegalilee.fr/ http://ep83.unblog.fr/2011/02/27/inscriptions-ecole-eip-galilee/#respond
Voir aussi leur excellent article :
Ces enfants font encore aujourd'hui l'objet de représentations erronées : malgré une terminologie ambiguë, l'enfant surdoué, intellectuellement précoce (EIP) ou à haut potentiel intellectuel n'est ni plus intelligent ni un génie doté de tous les talents. Les enfants précoces ont un parcours scolaire souvent chaotique, Leur hypersensibilité et leur affectivité envahissante les rendent psychologiquement vulnérables, selon la personnalité de chacun ils sauront plus ou moins développer des défenses et des ressources pour transformer leurs particularités en atouts, en projet de vie réussie. Mais pour 2/3 d'entre eux les troubles psychologiques se manifesteront sous des formes plus ou moins sévères. Seule une détection et la prise en charge de la précocité dès le plus jeune âge va leur permettre de se construire harmonieusement, pour développer leur potentiel et réussir plus tard leur vie d'adulte. Spontanément, on aide ceux qui sont les plus démunis intellectuellement plutôt que ceux qui semblent avoir tout reçu, que l'on va ignorer ou pire, envier… Il existe donc très peu d'actions menées par les institutions pour aider les enfants surdoués. Aucune en primaire.
http://ecoleeipgalilee.unblog.fr/lenfant-precoce/
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